Témoignages
Cinq ans du confinement :
une jeunesse en temps de covid pour la génération Z
Le 17 mars 2020, afin de préserver le système de santé surchargé par l'épidémie de Covid-19, la France entrait dans son premier confinement général. Pour la "génération Z", alors dans sa vingtaine, fini les sorties et soirées qui font le sel de la jeunesse…
Avec le recul, quel a été pour ces jeunes l'impact d'une telle mise entre parenthèses de leur vie sociale ?
"Nous sommes en guerre" (répété six fois). Le 16 mars 2020, au cours d'une allocution solennelle délivrée depuis l'Élysée, Emmanuel Macron annonçait à la France le premier confinement lié à l'épidémie de Covid-19, qui s'étalera du 17 mars à la réouverture du 11 mai. Près de deux mois à regarder les conférences de presse de Jérôme Salomon, alors directeur général de la Santé (cf. photo d'illustration), avant d'applaudir à 20h le personnel soignant depuis nos fenêtres… S'ensuivront encore deux autres confinements, à l'automne 2020 et au printemps 2021, ainsi que des périodes de couvre-feu qui limiteront drastiquement notre vie sociale pendant plus d'un an, jusqu'au 20 juin 2021.
Fermeture des lycées et universités, interdiction des déplacements et des réunions amicales… pour les jeunes adultes de la génération Z (celle née au tournant des années 2000), ce bouleversement s'est produit à un âge où normalement on multiplie les soirées et les sorties, a fortiori les jeunes queers qui ont besoin de cette socialisation pour se trouver leur famille choisie. Cinq ans plus tard, têtu· est allé parler à cette "génération Covid" afin de savoir quelles conséquences a eues pour elle cette jeunesse entre parenthèses.
Jeunesse en confinement
"On m'a volé ma jeunesse", tranche Jean-Baptiste, 20 ans à l'époque. Il venait alors à peine, depuis quelques mois, de s'assumer gay : "C'était une renaissance, j'avais l'impression de découvrir tout un monde, de vivre enfin pleinement. Je sortais dans des bars et des boîtes gays, je voyais des mecs, c'était magique d'être enfin soi ! Mais le Covid-19 est arrivé et a tout balayé au moment où j'avais l'impression que le monde s'ouvrait à moi…"
"C’était une période très déstabilisante pour des jeunes LGBTQI+ qu'on privait subitement de sociabilité universitaire ou professionnelle mais aussi de sociabilité queer, confirme le sociologue Gabriel Girard. Et ce, a fortiori pour les jeunes trans, précaires, racisées et/ou vivant loin des grandes villes." Pour beaucoup, le "retour à la maison" a été synonyme d'un retour au placard, et certains jeunes queers ont même été forcés de se confiner dans leur famille LGBTphobe. "Lors du premier confinement, j'ai quitté mon logement au Crous, qui était le premier logement solo de ma vie, pour aller chez mes parents, raconte Stan, 19 ans en 2020. Alors que je commençais à affirmer ma transidentité auprès de mes potes, j'ai eu l'impression d’un retour en arrière car j’ai dû recommencer à être très discret sur ma transition."
"C'est vraiment au déconfinement que j'ai senti que j’appartenais à une communauté."
Plus globalement, le covid a comme suspendu la vie queer. "La pandémie a mis un frein aux nouvelles rencontres, se souvient Jalil, 20 ans en 2020. Comme je vivais dans une petite ville sans lieux de vie LGBT+, j'étais très dépendant des rencontres en ligne, mais elles étaient devenues plus difficiles. Ça m'a aussi poussé à aller vivre dans une ville plus grande." Pour beaucoup, les déconfinements ont donc été "une véritable libération", comme le dit Jean-Baptiste : "il était enfin possible de retrouver les bars, les boîtes, les potes, la famille choisie. "C'est vraiment au déconfinement que j'ai senti que j’appartenais à une communauté et que je n'étais pas était pas seul", souligne-t-il.
Néanmoins, cette période hors du temps a permis à certains de mûrir. "Paradoxalement, je suis content que le covid m’ait permis de me concentrer sur mes études, affirme Jalil. Sans ça, je serais venu à Paris plus tôt et j'aurais pu m'immerger plus jeune dans le milieu communautaire, mais cela aurait sûrement été avec moins de maturité et j'aurais sans doute été plus facilement exposé à des situations à risque, en termes de consommation de produits ou de pratiques sexuelles." Un "reculer pour mieux sauter", résume-t-il : "En arrivant à Paris avec deux ans de plus, j'étais mieux armé."
100 ans de réflexion
Pendant les confinements, certains d'entre nous ont appris à cuisiner, multiplié les challenges vidéos avec leurs collègues ou les apéros-zoom, tandis d'autres ont profité de ce moment pour réfléchir sur eux-mêmes : des jeunes adultes ont ainsi pu prendre conscience de leur identité queer. "C'est pendant le confinement, alors que j'étais chez mes parents que j'ai commencé à me questionner sur mon identité de genre, retrace Théo, 17 ans en 2020. Je l'aurais sans doute fait tôt ou tard mais ce temps de pause m'a permis de me concentrer moi-même et de faire mon introspection."
Ines, qui avait 20 ans et qui était retournée vivre en famille, abonde : "Le confinement a agi comme un révélateur, il m'a forcée à me poser des questions essentielles sur mon identité et mes désirs. J'ai alors pris la décision de recontacter une femme que j'avais écartée par peur de m'accepter. En dépit des restrictions, j'ai réussi à la rejoindre et nous avons renoué une relation." Si cette histoire n'a pas duré, Ines garde le souvenir d'une période riche : "J'ai enfin osé aller plus loin dans l'acceptation de moi-même. En m'inscrivant sur des applications de rencontres, j'ai pu appréhender différemment les échanges, sans la pression immédiate d'un rendez-vous du fait du confinement. Par ailleurs, en découvrant du contenu LGBTQI+ sur TikTok, j'ai enfin compris qu'aimer une femme n'avait rien de honteux, que c'était beau et légitime. Tout cela a été décisif. Sans cette période de retrait imposé, j'aurais peut-être mis plus de temps à accepter qui je suis. Pour moi, le confinement a aussi été un moment clé de construction de mon bonheur actuel."
"Le confinement m'a aussi ouvert à des parties de moi que je chéris aujourd'hui."
Et le bonheur, pour certains, ça passe par le couple : le confinement a aussi pu agir comme un déclic pour tenter une relation stable. Mais est-ce si spécifique à la vie sous pandémie ? "Il est possible que le covid ait joué un rôle, à la fois par désir de reconnaissance, par désir de se poser et d'avoir un espace safe, mais il est difficile de voir une vraie relation de cause à effet, d'autant qu'une telle crise a pu aussi amener des gens à avoir envie de brûler la vie par les deux bouts", minimise Gabriel Girard. Il est difficile mesurer l’impact général des confinements sur les jeunes LGBTQI+, tant les trajectoires sont variées. Mais si cette période a laissé des traces, elle est loin d'avoir anéanti la jeunesse queer qui témoigne aujourd'hui de sa capacité à rebondir et à mieux comprendre ses aspirations profondes.
"Si le confinement a été difficile et m'a rendu vulnérable, il m'a aussi ouvert à des parties de moi que je chéris aujourd'hui, et sans lesquelles je trouverais la vie bien fade", témoigne Nathan, 19 ans en 2020. À l'époque, lui était sûr d'être hétéro – "en tout cas, je me convainquais que je l'étais".
Il vivait alors dans une grande colocation entre potes, et, plutôt que de retourner chez ses parents, avait choisi de passer le confinement avec eux. Entre deux angoisses et trois applaudissements, on a tous testé des choses pendant cette période. Nathan aussi : "C'est à cette occasion que j'ai eu ma première relation avec un garçon. Mon monde et mes certitudes se sont complètement effondrées." Même si cette première histoire a tourné court, il est formel : "Le confinement a vraiment changé ma vie. Je pense que j'aurais fini par découvrir ma sexualité, mais peut-être des années plus tard ! Beaucoup de mes choix ont découlé de cette découverte sur moi : mon master en études sur le genre, mon travail dans une entreprise communautaire, mon mode de vie, mes rencontres, l'arrêt de certaines relations, le commencement de nouvelles…" S'il y a bien une chose que la tragédie du sida nous avait déjà apprise, c'est qu'il faut plus qu'une épidémie pour abattre notre communauté.
Repéré sur le site https://tetu.com
Football
Aïrine Fontaine dérape
avec des propos sur l’homosexualité qualifiée de "péché"
La footballeuse française Aïrine Fontaine est au cœur d’une polémique après des déclarations homophobes tenues lors d’une interview accordée à Holy Production, un média chrétien.
L’entretien, diffusé jeudi sur YouTube et Instagram, a été supprimé vendredi face à l’indignation suscitée.
Dans cette vidéo de 30 minutes, la joueuse du FC Fleury 91 et des espoirs de l’équipe de France a été interrogée sur l’homosexualité dans le football féminin. Fontaine a alors affirmé : "Comme c’est dit dans la Bible, on sait très bien que l’homosexualité est un péché. (…) Moi, j’encourage ces personnes à se battre, à essayer de sortir de ça et surtout à ne pas culpabiliser." Elle poursuit en comparant l’homosexualité à d’autres "péchés" comme le mensonge ou le vol, tout en affirmant que Dieu "aime toujours ces personnes".
Ses propos ont immédiatement provoqué une vague de réactions, notamment sur les réseaux sociaux. La Fédération Française de Football (FFF) a condamné ces déclarations, rappelant qu’elles vont "à l’encontre totale des valeurs de respect et d’inclusion défendues par la Fédération". Des sanctions à son encontre pourraient être envisagées, précise Le Parisien.
Le FC Fleury 91, informé de l’affaire, a choisi de ne pas commenter pour l’instant. Fontaine, de son côté, a rendu son compte Instagram privé et n’a pas réagi publiquement. Un agent spécialisé dans le football féminin estime qu’elle a été "très mal conseillée" et qu’il faudra l’accompagner pour comprendre l’impact de ses propos.
Terrence Khatchadourian, secrétaire général de STOP homophobie, réagit en soulignant que ces déclarations sont particulièrement problématiques car elles vont en effet déjà à l’encontre des valeurs d’inclusion et de respect que le sport devrait promouvoir, mais surtout, en qualifiant l’homosexualité de "péché", Fontaine contribue à renforcer la stigmatisation des personnes LGBT+. Ces propos ont des conséquences néfastes, surtout pour les jeunes.
Il est essentiel de l’accompagner c’est certain, pour qu’elle prenne conscience de l’impact de ses mots et qu’elle adopte un discours plus respectueux et inclusif. L’homosexualité n’est ni un péché, ni une "pathologie", contrairement à ce que ses propos laissent entendre.
Aïrine Fontaine, 20 ans, est considérée comme une espoir du football français. Après son passage au Paris FC, elle a rejoint Fleury en 2022 et a participé à la finale de la Coupe de France en 2024. Elle est régulièrement sélectionnée avec les moins de 23 ans de l’équipe de France.
Repéré sur le site https://www.stophomophobie.com
Bas-Rhin
La CPAM devant la justice pour avoir refusé
la prise en charge de soins d’un homme trans
En 2022, l’Assurance maladie avait refusé à un homme transgenre une prise en charge totale pour des soins chirurgicaux.
Il réclame 10 000 euros de dommages et intérêts en réparation du préjudice subi.
Un refus jugé "abusif et mal fondé". La Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) du Bas-Rhin comparaissait mercredi devant le tribunal judiciaire de Strasbourg après la plainte d’un homme trans pour la non prise en charge de soins liés à sa transition de genre.
"On est sur une question sociétale", a expliqué son avocate Laura Gandonou lors d’une audience au tribunal judiciaire de Strasbourg. "L’assurance maladie doit-elle ou non prendre en charge des soins liés à une transition de genre ?"
Son client, né femme et qui ne souhaite pas que son identité soit rendue publique, a débuté sa transition en 2017, d’abord une transition sociale, en l’annonçant à ses proches, puis une transition administrative avec un changement d’état civil. Enfin une transition médicale, avec la prise d’un traitement hormonal en juin 2022.
En raison de sa dysphorie de genre, il a déposé une demande d’affection longue durée afin de bénéficier d’une prise en charge totale de soins, notamment chirurgicaux. Mais il s’est vu opposer un refus partiel. Il a alors saisi la commission de recours amiable en novembre 2022, qui a refusé sa demande en janvier 2023. Il s’est donc tourné vers la voie judiciaire.
"Un dispositif qui ne fonctionne pas"
"Ce dossier met en lumière un dispositif qui ne fonctionne pas", a fait valoir son avocate, jugeant le refus de la CPAM du Bas-Rhin "abusif et mal fondé".
L’avocate a fait valoir que le parcours de soins devait être le même pour les personnes transgenres que pour les cisgenres. Mais les CPAM "créent des conditions surabondantes" pour obtenir le remboursement de soins liés à la transition de genre.
Avec AFP
Historique
La CJUE consacre un droit à l’autodétermination
des personnes transgenres, intersexes et non binaires
Dans son arrêt "Deldit ", la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) ouvre une voie décisive pour la reconnaissance juridique du genre vécu par les personnes transgenres, intersexes et non binaires.
Cette décision, qui constitue un progrès majeur pour la protection des droits fondamentaux, s’appuie sur le Règlement général sur la protection des données (RGPD).L’association Mousse se félicite de cette avancée et rappelle qu’elle s’inscrit dans la continuité d’une dynamique initiée par l’arrêt de la CJUE "Mousse c/SNCF".
La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a rendu un arrêt majeur ce 13 mars en faveur des droits des personnes transgenres, intersexes et non binaires. Dans sa décision "Deldit", elle affirme qu’aucun État membre ne peut exiger une intervention médicale pour la reconnaissance légale du genre, s’appuyant sur le droit à l’autodétermination et le Règlement général sur la protection des données (RGPD).
Un principe renforcé par le droit européen
L’affaire concerne un réfugié transgenre en Hongrie, VP, dont l’identité masculine avait été reconnue lors de l’octroi de son statut de protection internationale.
Pourtant, son genre enregistré dans les bases administratives hongroises restait féminin.
Lorsqu’il a demandé une rectification, les autorités l’ont débouté, au motif qu’il ne pouvait prouver une chirurgie de réassignation sexuelle.
Saisie par la justice hongroise, la CJUE a jugé que cette exigence contrevient aux droits fondamentaux garantis par l’Union. Elle rappelle que le RGPD impose aux États de corriger toute donnée inexacte et que l’identité de genre vécue prime sur le sexe assigné à la naissance.
Une avancée majeure pour les droits des personnes transgenres, intersexes et non binaires
La Cour souligne que la reconnaissance légale du genre ne peut être soumise à une intervention médicale, un traitement hormonal ou un diagnostic psychiatrique. Une telle obligation porte atteinte à l’intégrité physique et au respect de la vie privée, garantis par la Charte des droits fondamentaux de l’UE.
L’arrêt « Deldit » prolonge la jurisprudence amorcée avec "Mousse c/ SNCF", où la CJUE avait déjà établi que le RGPD protège les personnes transgenres en interdisant l’exigence injustifiée du genre dans les formulaires administratifs.
Une adaptation nécessaire des législations nationales
L’association STOP homophobie salue une décision "historique", qui contraint les États membres à revoir leurs pratiques. En France, la reconnaissance du genre repose encore sur une procédure judiciaire et des critères médicaux, malgré la loi de 2016 et les circulaires de 2017. Or, l’arrêt "Deldit" consacre un droit à la rectification directe des documents d’état civil par simple demande administrative, sans intervention judiciaire.
"Désormais, une personne transgenre pourra modifier son état civil par courrier recommandé, sans avoir à justifier une transformation corporelle ", analyse Me Étienne Deshoulières, avocat en droits des personnes LGBT+.
Avec cet arrêt, la CJUE impose l’abandon de toute procédure intrusive ou arbitraire et affirme un droit effectif à l’autodétermination. Une avancée majeure, alors que plusieurs pays de l’UE, notamment la Hongrie, maintiennent des législations restrictives.
D’un point de vue symbolique et juridique, cette décision réaffirme que l’autodétermination de l’identité de genre est un droit fondamental, et non une faveur conditionnée à une validation médicale ou administrative, conclut Terrence Khatchadourian, secrétaire de STOP homophobie. Une avancée majeure pour la reconnaissance des droits LGBT+ en Europe.
Repéré sur https://www.adheos.org
États-Unis
Un républicain recadré après avoir mégenré une élue transgenre au Congrès
Mardi 11 mars, lors d’une audience à la Chambre des représentants, le républicain du Texas Keith Self a mégenré à deux reprises Sarah McBride, 34 ans, première élue transgenre au Congrès.
L’incident a suscité l’indignation des démocrates et entraîné l’interruption brutale de la séance.
Un échange tendu en commission
L’incident s’est produit lors d’une réunion du Sous-comité sur l’Europe, rattaché à la Commission des Affaires étrangères.
En introduisant Sarah McBride, Keith Self l’a désignée comme "Monsieur McBride". La représentante démocrate du Delaware a aussitôt répliqué en l’appelant à son tour "madame la présidente", soulignant l’absurdité de la situation.
William Keating, représentant démocrate du Massachusetts, est immédiatement intervenu, exigeant que Self s’adresse correctement à sa collègue en tant que représentante élue. Refusant de s’amender, l’élu républicain a persisté, répétant "Monsieur McBride", ce qui a exacerbé les tensions. Excédé, Keating a dénoncé un comportement "dépassant les bornes" et "contraire à toute décence". Face à cette confrontation, Keith Self a mis fin à l’audience et quitté la salle.
Une polémique qui dépasse le cadre de l’audience
Loin d’en rester là, Self a publié un extrait de l’incident sur X (ex-Twitter), invoquant un décret de l’administration Trump qui affirme l’existence de "seulement deux sexes biologiques".
Ce texte s’inscrit dans la lignée des mesures adoptées sous la présidence Trump visant à limiter la reconnaissance des personnes transgenres, notamment dans l’armée et l’administration.
Sarah McBride, elle, a réagi avec calme, refusant d’entrer dans la polémique. "Peu importe comment je suis traitée par certains collègues, rien ne diminue l’admiration et la gratitude que je ressens en représentant le Delaware au Congrès", a-t-elle déclaré sur X.
Un incident révélateur d’un débat plus large
Initialement, l’audience devait porter sur la politique du Département d’État en matière de contrôle des armements, de sécurité internationale et d’aide américaine à l’Europe. Sarah McBride a regretté son interruption, expliquant qu’elle comptait interroger le sous-comité sur la non-prolifération nucléaire et le soutien aux démocraties européennes.
Cet épisode illustre les tensions persistantes autour des droits des personnes transgenres aux États-Unis, alors que plusieurs élus républicains continuent de contester leur reconnaissance légale. Depuis son élection en novembre pour le Delaware, McBride fait l’objet d’attaques répétées de la part de certains élus conservateurs, qui tentent de restreindre ses droits et de la marginaliser au sein du Congrès.
Repéré sur le site https://www.stophomophobie.com
L’acteur Ian McKellen, ouvertement gay,
a un message pour les acteurs encore dans le placard
Le célèbre interprète de Gandalf estime qu’être homosexuel n’a jamais freiné une carrière, contrairement à une idée très partagée.
Gandalf a parlé : vous pouvez passer, et faire votre coming out. Dans une interview accordée ce dimanche 9 mars au Times, son interprète emblématique, l’acteur britannique ouvertement gay Ian McKellen, a choisi d’adresser un petit message à ceux dans l’industrie du cinéma qui choisissent encore de rester dans le placard.
"Je n’ai jamais rencontré quelqu’un qui, après avoir fait son coming out, l’a regretté", commence par déclarer le comédien, aujourd’hui âgé de 85 ans. Avant de marteler : "Rester dans le placard, c’est stupide. Ce n’est pas nécessaire. N’écoutez pas vos conseillers, écoutez votre cœur. Écoutez vos amis gays qui le savent mieux que vous. Sortez du placard. Entrez dans la lumière."
Lui l’a fait à l’âge de 48 ans en pleine interview pour la BBC, en 1988. Et ce, plus d’une décennie après avoir campé un roi homosexuel dans la pièce de théâtre Edward II, une revisite de l’histoire du monarque qui provoqua un scandale au Royaume-Uni et… des représentations à guichets fermés.
Mais pour Ian McKellen, être ouvertement gay n’a jamais freiné aucune carrière. "Dans le sport féminin, ce n’est pas un problème, continue-t-il dans les colonnes du Times. J’imagine que les jeunes footballeurs, comme les acteurs, sont très mal conseillés par leurs agents, qui s’inquiètent de leurs propres revenus. Mais le jour où un footballeur de Premier League (la plus importante compétition de foot en Angleterre NDR) fera son coming out, il deviendra le footballeur le plus célèbre du monde. Toutes les marques le supplieront d’apposer son nom sur leurs produits."
Même s’il reconnaît qu’aucun acteur ouvertement gay n’a encore remporté d’Oscar, Ian McKellen, déjà nommé à plusieurs reprises pour la plus prestigieuse des statuettes, dit, lui, ne pas avoir pâti de son homosexualité à Hollywood. Le Seigneur des anneaux, Le Hobbit, mais aussi X-Men… Le téléphone n’a effectivement pas arrêté de sonner après 1988.
Le message de Muriel Robin, en 2023
Ses mots ne sont pas sans faire écho à ceux de l’acteur et chanteur français Benjamin Siksou qui, dans un numéro du podcast de Spotify Coming Out, a confié s’être vu conseiller par un agent de taire son homosexualité quand il était plus jeune. Ils prennent aussi le contrepied de la prise de parole très médiatisée de Muriel Robin, il y a près de deux ans.
Invitée sur le plateau de Quelle époque ! de France 2, l’humoriste, rare célébrité ouvertement lesbienne dans le paysage médiatique français, avait fustigé l’hostilité du milieu du cinéma à l’égard de celles et ceux qui ne seraient pas hétéros, et avait déconseillé "aux jeunes homosexuels" de faire ce métier.
Salué par certains, comme Christophe Beaugrand pour qui Muriel Robin "a ouvert une porte", son témoignage n’a pas pour autant été très soutenu au sein de la communauté LGBT +, à l’image de Vincent Dedienne, "pas confronté à l’homophobie dans le cinéma". Un avis qui tranche toutefois avec l’idée selon laquelle les acteurs hétéros seraient plus susceptibles d’être castés, y compris pour jouer des homosexuels. Timothée Chalamet, Daniel Craig, Paul Mescal… La liste est longue dans ce sens. Dans l’autre, moins.
Repéré sur le site https://www.huffingtonpost.fr
États-Unis
La Cour suprême américaine examine l’interdiction des "thérapies de conversion" pour mineurs LGBT +
La Cour doit se prononcer sur la constitutionnalité d’une loi adoptée par l’État progressiste du Colorado qui interdit les « thérapies de conversion » pour les mineurs depuis 2019, au motif que ces pratiques sont nocives et inefficaces
Des manifestants pour les droits des LGBT devant la Cour suprême des États-Unis à Washington en octobre 2019. © Crédit photo : Archives AFP
La Cour suprême américaine a annoncé ce lundi se pencher sur l’interdiction des "thérapies de conversion" pour les mineurs, qui visent à modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne dans le but de lui imposer l’hétérosexualité. Elle va examiner la constitutionnalité d’une loi adoptée par l’État progressiste du Colorado (ouest) qui interdit les "thérapies de conversion" pour les mineurs depuis 2019.
Ces "thérapies" sont interdites dans de nombreux pays et "assimilables à de la torture", selon un rapport présenté au Conseil des droits de l’homme de l’ONU en 2020 par un expert. Mais une conseillère psychologique du Colorado, invoquant sa foi chrétienne, a contesté en justice cette loi, affirmant qu’elle violait le Premier amendement de la Constitution américaine, qui garantit la liberté d’expression. Déboutée en première instance puis en appel, Kaley Chiles a saisi la Cour suprême à majorité conservatrice, qui a donc accepté d’examiner ce dossier lors de sa prochaine session débutant en octobre 2025.
La Cour doit par ailleurs se prononcer d’ici la fin de sa session actuelle, le 30 juin, sur l’accès des mineurs aux traitements de transition de genre. "En pleine crise de la santé mentale, beaucoup de mineurs souffrant de dysphorie de genre recherchent l’accompagnement psychologique que Kaley Chiles voudrait apporter", ont assuré ses avocats de la très conservatrice Alliance Defending Freedom (ADF). "Ils veulent de l’aide pour mettre en adéquation leur esprit et leur corps, plutôt que de tenter des interventions médicales expérimentales et risquer des dommages permanents", ont-ils fait valoir pour convaincre la Cour suprême de se pencher sur le dossier.
État de souffrance
La dysphorie de genre désigne l’état de souffrance vécu par les personnes dont l’identité de genre ne correspond pas au sexe qui leur a été assigné à la naissance.
Mais le Colorado défend le bien-fondé de la loi, soulignant qu’une vingtaine d’autres États américains ont adopté des interdictions comparables et les risques accrus de "détresse psychologique, de pensées suicidaires et de tentatives de suicide" pour les personnes ayant subi des "thérapies de conversion".
Les avocats de l’État reprochent à la plaignante de soutenir que "l’accompagnement par les professionnels de santé mentale de leurs patients n’est pas différent d’une discussion avec un colocataire à l’université, de sorte que ces deux types d’interactions recevraient la même protection en vertu du Premier amendement".
Lui donner raison "saperait la capacité des États à protéger les patients et les clients de comportements nocifs de la part de professionnels de santé", mettent-ils en garde.
Repéré sur le site https://www.sudouest.fr
États-Unis
Sept suspects inculpés
pour le meurtre barbare d’un homme transgenre
La dépouille de Sam Nordquist, un jeune homme transgenre de 24 ans originaire du Minnesota, a été retrouvée le 13 février, enveloppée dans des sacs plastiques et abandonnée dans un champ du comté de Yates, dans l’État de New York.
Parti en septembre pour retrouver une femme rencontrée en ligne, Sam a finalement été séquestré dans un motel pendant plus d’un mois. D’après les enquêteurs, il a subi des actes de torture extrême : battu, privé de nourriture et d’eau, il a également été soumis à des humiliations d’une rare cruauté. Certains des suspects l’auraient aussi agressé sexuellement et auraient contraint des enfants à participer aux sévices.
Sept personnes, âgées de 19 à 38 ans, ont été arrêtées et inculpées pour meurtre au premier degré, enlèvement, complot et mise en danger d’enfants. Parmi elles figure une certaine Precious Arzuaga, la femme avec qui Sam pensait entamer une relation.
Jeune homme bienveillant et engagé, Sam Nordquist œuvrait notamment auprès d’adultes vulnérables. Son assassinat a provoqué une onde de choc, notamment au sein des associations de défense des droits LGBTQ+, qui dénoncent un climat politique de plus en plus hostile. Les mesures anti-trans adoptées sous l’impulsion de Donald Trump ne font qu’aggraver la marginalisation et l’insécurité des personnes transgenres aux États-Unis.
Bien que la justice n’ait pas encore qualifié ce meurtre de crime haineux, elle le considère comme l’un des plus horribles qu’elle ait rencontrés, selon les procureurs. Les suspects encourent la réclusion à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle.
En attendant le procès, plusieurs veillées ont été organisées en hommage à Sam Nordquist, afin de souligner l’urgence de renforcer la protection des personnes transgenres face à l’escalade des violences systémiques.
Dans cette épreuve terrifiante, nos pensées vont à la famille et aux proches de Sam Nordquist, ainsi qu’à toutes les personnes transgenres qui vivent dans la peur au quotidien.
Repéré sur le site https://www.stophomophobie.com
Rochefort
Des tags antisémites et homophobes découverts sur les murs du lycée Merleau-Ponty à Rochefort
Des inscriptions antisémites, homophobes, racistes, accompagnées de symboles nazis, ont été découvertes ce vendredi 28 février matin sur la façade du lycée Merleau-Ponty à Rochefort (Charente-Maritime).
Parmi les messages, figuraient des appels explicites à la violence tels que "Ici on brûle les juifs et les communistes" et "les LGBT au bûcher" (ce dernier tag qui n'est pas sans nous rappeler les slogans de la manif contre le Pacs organisée par Christine Boutin en janvier 1999 NDR).
Les personnels enseignants de l’établissement ont exprimé leur colère face à ces actes qu’ils qualifient d’"abjects" Le préfet de Charente-Maritime, Brice Blondel, a condamné des actes "honteux, insupportables et intolérables" et rappelé que "la lutte contre toutes les formes de discriminations est essentielle pour garantir la cohésion et le vivre-ensemble". Le proviseur du lycée, Emmanuel Ababsa, a déposé plainte auprès du commissariat de Rochefort.
La police a ouvert une enquête, avec relevés d’empreintes et l’analyse de la nature de la peinture utilisée. Par ailleurs, des dégradations ont été constatées à l’intérieur de l’établissement, notamment des portes fracturées et des casiers endommagés.
Ces faits surviennent alors que plusieurs actes similaires ont été signalés ces derniers jours dans la région, notamment à Saint-Palais-sur-Mer, Aytré et Saujon.
Justice
Cyberharcèlement de Thomas Jolly aux JO 2024 :
le procès de la bêtise haineuse
Sept personnes ont comparu ce mercredi devant le tribunal judiciaire de Paris pour répondre du cyberharcèlement homophobe subi par Thomas Jolly lors de la Cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris.
Le parquet a requis à leur encontre de 3 à 8 mois de prison avec sursis.
"J'aurais dû réfléchir", "j'ai écrit bêtement"... Sept mois après la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024, sept personnes, âgées de 22 à 79 ans, étaient jugées ce mercredi 5 mars au tribunal judiciaire de Paris pour le cyberharcèlement qu'a subi dans la foulée son directeur artistique, Thomas Jolly.
Écumant l'océan à la petite cuillère, au vu du déferlement massif de messages haineux, la justice poursuit ces sept prévenus pour menaces de mort réitérées, cyberharcèlement et injures aggravées en raison de l'orientation sexuelle. Le parquet a requis à leur encontre des peines de trois à huit mois de prison avec sursis, assorties de stages de citoyenneté.
Le délibéré est attendu pour le 5 mai
On vous épargne la lecture des quelque 200 messages examinés au procès, compilés dans deux classeurs massifs posés devant la présidente de la cour. Un léger malaise traverse la salle lorsqu'elle en lit un échantillon où se croisent homophobie, antisémitisme, menaces de mort… Sur le banc des accusés, seuls cinq des sept prévenus se sont déplacés. À la barre, ils expliquent avoir été choqués par le tableau "Festivité" où des drag queens, accompagnées d'autres artistes queers et de Philippe Katerine tout nu en bleu, représentaient une fête dionysiaque.
Harcèlement alimenté par l'extrême droite
Encouragés dans leur lecture par les hauts cris de l'eurodéputée Marion Marechal-Le Pen, de l'ancienne ministre Christine Boutin mais aussi de la Conférence des évêques de France, de nombreux détracteurs de Thomas Jolly ont vu dans ce tableau un détournement de la Cène, le dernier repas de Jésus, et une atteinte à la religion catholique. "Tu vas payer pour avoir manqué de respect à notre seigneur Jésus Christ", a ainsi envoyé Pierre H. au metteur en scène dans un message privé. "Vous l'avez tout de suite pris comme une représentation qui portait atteinte à votre conviction ?", demande la présidente. "Oui. Enfin… je ne trouve pas ça très en cohérence avec le sport, je ne comprenais pas pourquoi il y avait ça", bredouille le prévenu.
"Quand j'ai vu des hommes et des femmes nus à côté d'enfants de 8-9 ans, ça m'a révolté", soutient Antoine C., ex-candidat du parti d'Éric Zemmour dans l'Hérault, pour se justifier d'avoir traité Thomas Jolly de "sac à foutre". "Corde + cou = réparation de ton acte immonde", s'est amusé à écrire Léo J. en réponse à une story : non pas une menace de mort mais un appel au suicide, nuance-t-il à la barre. Pour expliquer d'avoir qualifié Thomas Jolly de "tantouze", Patrick D, absent lors de l'audience, avait évoqué devant les policiers un "spectacle pédocriminel", une "injure à la religion catholique" et une "mise en scène satanique".
Lucien T. a quant à lui déjà vu plusieurs de ses profils sur les réseaux sociaux suspendus pour des messages racistes, antisémites ou homophobes. Cette fois, il a qualifié publiquement Thomas Jolly de "juif dégénéré qui attaque le milliard de chrétiens dans le monde". Une réponse à l'ennui, avait-il expliqué aux policiers qui l'ont entendu en garde à vue. Au tribunal, il présente mollement des excuses à l'artiste et affirme l'avoir déjà fait par message avant l'audience. Seule femme parmi les prévenus, Cécile B. assure, des trémolos dans la voix, qu'elle n'était pas dans son état normal au moment d'écrire sur Instagram : "T'as pensé à Charlie Hebdo ? J'espère que tu auras au moins la décence de reverser ton salaire à des associations."
Un procès pour l'exemple
La défense de Léo J. oppose une sensibilité provinciale particulière à un prétendu pédantisme culturel parisien : "Vous avez voulu les heurter, vous vous êtes pris une vague !", tente son avocat. "Mon client ne cherchait même pas à être lu par Thomas Jolly", assure l'avocate de Lucien T., un retraité isolé qui s'abreuve de discours complotistes en passant ses journées sur les réseaux sociaux. "Il a reconnu les faits, il sait qu'il va être condamné", acte-t-elle.
Ces prévenus avaient-ils conscience de prendre part à une vague massive de cyberharcèlement ? Eux s'en défendent, avançant leur droit à juger la cérémonie et à réagir sur les réseaux sociaux. Invoquant la colère, l'impulsivité, le manque de recul et l'absence de réflexion, chacun dit à sa manière regretter de s’être emporté. Certains présentent des excuses, tout en pointant que des regrets de la part de Thomas Jolly aurait été bienvenus.
"Ces gens ont surfé sur une vague provoquée dès le soir-même de la cérémonie, relayée par les médias, estime Me Patricia Moyersoen, avocate du metteur en scène. Ces personnes disent "je ne savais pas"… Mais factuellement, ils ont réagi à des propos haineux, à des tweets, à des messages Instagram." Et de poursuivre auprès de têtu· à la sortie de l'audience : "On s’imagine qu’en envoyant un seul message, on ne fait pas du harcèlement. Mais une pierre qui s’accumule avec d’autres pierres, ça s’appelle du cyberharcèlement et c’est un délit." Pour Thomas Jolly, insiste-t-elle, l'important est "que ces personnes comprennent qu’on ne peut pas s'abriter derrière l'anonymat, ni derrière le fait qu'on n'a envoyé qu'un seul message". En septembre prochain, trois personnes doivent être jugées devant la même chambre pour le cyberharcèlement de Barbara Butch, la DJ qui avait participé au même tableau.
Repéré sur le site https://tetu.com
Charente
Ils avaient enlevé, tabassé et extorqué
un jeune homosexuel à Roullet Saint-Estèphe
En mars 2023, ils avaient enlevé et tabassé un jeune homosexuel à Roullet Saint-Estèphe.
L’un des auteurs, mineur au moment des faits, a écopé de 18 mois de prison dont douze avec sursis.
Il n’a pas supporté de se faire draguer par un jeune homosexuel. Alors en mars 2023, après avoir reçu des "sextos", c’est-à-dire des avances par messages de la part de ce garçon, un jeune homme, mineur au moment des faits, a fixé un rendez-vous par SMS à son prétendant.
Le rencard était fixé à Roullet-Saint-Estèphe. Lorsqu’il est arrivé sur place, cela s’est plutôt transformé en guet-apens. Le jeune homme a d’abord été roué de coups par le mineur qui était accompagné de deux jeunes majeurs.
Ils l’ont ensuite mis dans le coffre d’un véhicule, ont roulé quelques kilomètres jusque dans un champ de blé, à Roullet-Saint-Estèphe. Là, ils l’ont descendu du véhicule et l’ont frappé de nouveau. Ils lui ont dérobé son téléphone ainsi que 300 euros en liquide avant de le laisser là, seul, au milieu de nulle part.
La victime a ensuite déposé plainte, l’enquête s’est déroulée, les gendarmes ont identifié tout le monde et procédé aux interpellations en octobre 2023.
Les deux jeunes majeurs seront jugés dans les prochains mois devant le tribunal correctionnel. Le mineur, quant à lui, comparaissait ce mardi après-midi devant le tribunal pour enfants. À l’audience, il était assisté de son avocat Me Chems-Eddine Belkaïd. Il a été relaxé pour le vol avec violence mais condamné pour l’extorsion.
Il a écopé d’une peine de 18 mois de prison dont douze avec sursis. La partie ferme de cette peine pourra être aménagée sous la forme d’un bracelet électronique. À noter que ce jeune homme avait également été condamné récemment à un an de prison pour des violences commises sur sa compagne alors qu’il avait à peine 18 ans.
Repéré sur le site https://www.charentelibre.fr
Discriminations
Des policiers municipaux parisiens
sanctionnés pour des propos LGBTphobes
Cinq agents ont été écartés après avoir eu un comportement discriminatoire lors de formations.
C’est l’association FLAG ! Police – Justice LGBTQI+ qui a révélé l’affaire. Certains agents de la nouvelle police municipale de Paris ont eu des comportements LGBTphobes lors d’une formation sur les discriminations animée par un officier de liaison de la Préfecture de Police de Paris qui s’est tenue le 4 février.
Alertée par FLAG !, la réponse de la hiérarchie ne s’est pas faite attendre. Le commissaire général Michel Felkay, qui dirige la municipale de la capitale, a immédiatement pris des sanctions disciplinaires :
- trois agents qui étaient détachés de la direction de la propreté vers la police municipale ont réintégré leur corps d’origine ;
- deux autres agents font l’objet de procédures disciplinaires et ont été réaffectés à des postes d’accueil et de surveillance.
Afin d’éviter que de tels incidents ne se reproduisent à l’avenir, des cas pratiques sur les thématiques LGBT+ seront intégrées aux prochaines formations pour mieux préparer les policiers municipaux aux enjeux de lutte contre les discriminations. D’autre part, ces formations seront dispensées dans des groupes plus restreints et encadrés par des officiers.
FLAG ! se félicite de la réactivité de la direction de la Police municipale face à ces comportements inacceptables et restera vigilante quant à la mise en œuvre effective de ces mesures. "Il est impératif que les formations sur la lutte contre les discriminations puissent se dérouler dans un climat serein et respectueux" a déclaré Pierre Picavet, secrétaire de de l’association, à Komitid.
Repéré sur le site https://www.komitid.fr
Droits des LGBTQ +
Viktor Orban va interdire les gays prides
Poursuivant sa politique anti LGBT, le gouvernement hongrois a proposé des changements législatifs pour empêcher la tenue de la Marche annuelle des fiertés dans la "même forme publique" que jusqu’à présent.
Le gouvernement hongrois a proposé des changements législatifs pour empêcher la tenue de la Marche annuelle des fiertés - autre nom de la Gay Pride, dans la "même forme publique" que jusqu’à présent, a annoncé jeudi un haut fonctionnaire.
Le gouvernement n’a jamais soutenu cette manifestation, a déclaré à la presse Gergely Gulyas, directeur de cabinet du Premier ministre Viktor Orban. Mais "la marge de manœuvre n’était pas assez large" pour une interdiction, jusqu’au retour du président américain Donald Trump à la Maison Blanche, a-t-il ajouté.
"Nous estimons que la Marche des fiertés dans le centre-ville, maintenant que l’ambassadeur américain ne peut plus la mener, ne devrait pas être tolérée par le pays", a encore dit Gergely Gulyas. L’ancien ambassadeur américain en Hongrie, David Pressman, était un critique constant du gouvernement Orban et se joignait régulièrement à la Pride, avec d’autres diplomates étrangers. M. Pressman a démissionné le mois dernier avant que l'administration Trump n’entre en fonction.
Samedi, Viktor Orban avait évoqué une interdiction de la marche, lors de son discours annuel sur l’état de la nation. Évoquant ce discours, M. Gulyas a expliqué qu'"il découle directement de cela qu’il n’y aura plus de Pride à l’avenir sous la forme publique sous laquelle nous avons connu la Pride ces dernières décennies".
"Le gouvernement va présenter un amendement constitutionnel qui mettra la priorité sur les besoins de protection de l’enfance, et sur cette base le format actuel de la Marche des fiertés pourrait être interdit", a-t-il précisé. Le gouvernement a restreint les droits des personnes LGBTQ + ces dernières années pour "protéger les enfants", mais la parade attire toujours des milliers de personnes.
Lois anti LGBT
Les organisateurs de la Marche des fiertés ont indiqué qu’ils préparaient toujours activement la 30e Budapest Pride, prévue le 28 juin. Dans un communiqué diffusé samedi, ils avaient condamné la politisation du sujet, au moment où la population est confrontée à des problèmes tels que le coût de la vie.
"La tâche du gouvernement ne devrait pas être de restreindre encore plus les libertés fondamentales du peuple hongrois, mais de trouver de vraies solutions", selon le communiqué. Depuis 2019, la constitution hongroise stipule que le mariage est seulement possible entre un homme et une femme, et que la mère est une femme et le père un homme.
La loi empêche les couples de même sexe d’adopter des enfants et les personnes transgenres de changer leur nom ou leur genre sur les documents officiels.
En 2021, une loi interdisant la "promotion et l’affichage" de l’homosexualité aux mineurs avait provoqué de nombreuses critiques selon lesquelles le texte associait homosexualité et pédophilie. Cette loi, critiquée par l'Union européenne, fait que les livres traitant de thèmes LGBTQ + doivent être cachés et des librairies récalcitrantes ont été verbalisées.
Repéré sur le site https://www.sudouest.fr
Gironde
Sept adolescents de 12 à 16 ans mis en cause dans une agression
homophobe après avoir roué de coups un homme de 20 ans
Sept mineurs, âgés de 12 à 16 ans, sont soupçonnés d'avoir agressé un jeune homme de 20 ans, ce vendredi 21 février, en proférant des insultes homophobes à son encontre.
La victime a été rouée de coups aux abords du collège Claude Massé, à Ambarès-et-Lagrave, en Gironde. Quatre de ses agresseurs présumés ont été placés sous contrôle judiciaire.
Ils sont sept, âgés de 12 à 16 ans, à avoir été interpellés et quatre d'entre eux devront répondre de leurs actes devant le tribunal pour enfants de Bordeaux en Gironde, le 22 mai prochain.
Tous sont soupçonnés d'avoir roué de coups un jeune homme de 20 ans, ce vendredi 21 février, près du collège Claude Massé, à Ambarès-et-Lagrave, selon une information révélée par Sud-Ouest. En plus des coups, la victime a reçu de violentes insultes homophobes de la part de ses agresseurs.
Les sept jeunes ont été identifiés par les autorités grâce aux caméras de vidéosurveillance de la commune, précise le parquet de Bordeaux. Aucun n'avait d'antécédent judiciaire, à l'exception de l'un d'entre eux, un garçon de 14 ans déjà mis en cause pour des faits de violences, en février dernier.
Poursuivis pour violences aggravées
Une enquête a été ouverte par la gendarmerie d'Ambarès-et-Lagrave. Placés sous contrôle judiciaire, quatre adolescents sont poursuivis pour des faits de violences aggravés par trois circonstances, selon le Parquet de Bordeaux : le caractère homophobe de l'agression, la réunion et la proximité de l'établissement scolaire. Parmi eux, figure une adolescente. La jeune fille, si elle n'a pas pris part aux coups, est soupçonnée d'avoir filmé la scène.
Selon le parquet de Bordeaux, les sept jeunes impliqués vivent actuellement chez leurs parents, à Ambès, Ambarès-et-Lagrave, Saint-Vincent-de-Paul et Saint-Loubès. Le plus jeune d'entre eux, âgé de 12 ans, devrait être convoqué dans les prochains mois pour une mesure de réparation pénale.
Repéré sur le site https://france3-regions.francetvinfo.fr